Les Soeurs du
Sacré-Coeur de Jésus
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Cent ans de
présence en sol canadien Y et, 79 de présence
à Sarsfield :
2002 marque le centième
anniversaire de l'arrivée des Soeurs du
Sacré-Coeur de Jésus au Canada. Et, 100
ans, ça se fête "avec les parents et avec
les amis"!
2002 marque aussi le 79e anniversaire de
l'arrivée des sscj à St-Hugues de Sarsfield.
Comme vous nous l'avez demandé, nous voulons
partager avec vous, quelques extraits tirés
de nos archives.
1918
"Monsieur le curé Adélard Laflamme, soutenu
par un groupe de paroissiens et encouragé
par un vicaire général de
l'archidiocèse d'Ottawa, obtint de
la supérieure provinciale, Mére
St-Brieuc, des Soeurs du Sacré-Coeur
de Jésus pour l'ouverture des 2 classes.
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Les soeurs Eugène des
Anges, St-Joseph et Anne de St-Joseph arrivèrent
à la gare de Leonard et furent amenées ensuite
à Sarsfield, le 25 août 1918. Elles venaient
remplacer les Chanoinesses des Stes-Plaies,
à Sarsfield depuis 1913. Ces dernières quittaient
à cause de l'extrême pauvreté, du manque
de logis convenable et de soeurs pour continuer
le travail déjà commencé.
Les gens de l'entourage plaignaient ces
pauvres soeurs, mais eux-mêmes, vivant des
produits de leurs fermes, n'étaient pas
non plus favorisés par la richesse. Il n'était
pas question de faire venir des vivres de
la ville (Ottawa) car les moyens de communicaton
étaient très difficiles.
Les Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus ont poursuivi
l'enseignement à l'école. Il y avait 65
élèves inscrits dans la première classe
et 45 élèves dans le deuxième local. Au
début, les enfants étaient indisciplinés
Y mais, nous ne tardâmes pas à conquérir
leur affection et, à la fin de l'année,
nous étions "attachées" aux élèves et aux
parents. |
Après un an, nous avons
dû rentrer à la Maison d'Ottawa (rue Oblate).
La pauvreté fut le cachet principal de toute
l'année."
(Extraits de la rédaction faite par S. St-Joseph)
1924
M. le curé Laflamme, très entreprenant,
désirait des religieuses pour enseigner
à l'école du village. En prévision de ce
projet, il avait acheté un lopin de terre
de M. Camille Dessaint, d'une étendue suffisante
pour y établir une école et un couvent.
Le couvent fut bâti par M. le curé Adélard
Laflamme et M. Adélard Desjardins. M. Joseph
Dionne a coulé le ciment. Quand le couvent
fut bâti, c'était au moment de la lutte
scolaire suscitée par le Règlement XVII.
L'école était trop |
petite mais les gens n'étaient pas en
faveur de la construction d'un couvent car
ils craignaient que le fardeau de la construction
ne retombe sur eux.
M. le curé construisit le couvent sur son
terrain, à ses frais, de sorte qu'il ne se
trouverait pas soumis au gouvernement si ce
dernier s'emparait des écoles.
'est dans ce couvent que les soeurs, Ste-Monique,
Thérèse du Sacré-Coeur et Marie de la Visitation,
vinrent habiter en août 1924. M. le curé leur fit
visiter les lieux. Ce n'était pas compliqué Y Deux
grandes pièces séparées par un corridor, à chaque étage.
Au soubassement: dans un coin, une citerne pour l'eau,
un gros poêle à bois ( qui a servi durant plusieurs années ),
une vieille table à trois pattes ( que nous appuyions sur
le bord de la fenêtre durant les repas) et quelques chaises
passablement usagées.
Au premier: une chapelle, un autel surmonté de la statue du
Sacré-Coeur les bras ouverts (pour nous accueillir et nous
encourager), un harmonium et quelques prie-Dieu. Les murs,
passablement défraîchis, étaient garnis des stations du Chemin
de la croix (don de M. Ovila Farmer).
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Au
deuxième: dans une salle, 4 lits, quelques
paravents en "beaver board", de l'autre
côté du corridor, une grande salle vide
(qui servira de dortoir pour les pensionnaires).
Au troisième: tout d'une seule pièce, où
l'on pouvait voir une armoire et un réservoir
pour recevoir l'eau de la toiture et qui
se déversait dans la citerne du soubassement.
Tout le terrain attenant était en friche
depuis quelques temps et la clôture était
en mauvais état. Nous nous trouvâmes bien
petites devant tout le travail à faire !
Ce n'était pas le temps de rêver ! Il fallait,
au plus vite, voir au plus pressé: s'installer,
vider nos caisses, voir aux choses de première
nécessité etcY
Le 1er septembre, 9h00 a.m. S. Ste Monique,
S. Thérèse du Sacré-Coeur étaient à l'école
pour recevoir les élèves. La maîtresse laïque
faisait défaut. Partage de tous les élèves
en 2 classes qui étaient surchargées ! La
maîtresse n'est jamais apparue Y Les commisaires
scolaires s'entendirent pour demander une
troisième soeur (St-Henri) qui est arrivée
qu'au début octobre. On installa sa classe
au couvent. Il y avait aussi une musicienne
(S. Gabriel de Jésus) qui venait 2 fois
par semaine enseigner la musique aux enfants
et aux gens de la paroisse.
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En octobre 1924, M. Louis Charbonneau, inspecteur, le Père Charles Charlebois,
M. Samuel Gionet, etc Y vinrent tenir une assemblée à la salle paroissiale dans le but
d'abolir le Règlement XVII lequel exigeait un programme d'enseignement presque totalement
en anglais dans les écoles de l'Ontario. Ils réussirent et nous firent adopter le système
d'enseignement bilingue. Cela faisait bien notre affaire!
En janvier 1925, nous avons accepté quelques jeunes filles "pensionnaires". Leur but en
venant, était de pouvoir assister aux leçons de catéchisme préparatoires à la communion
solennelle et à la confirmation que Mgr Eymard administra à l'été 1925.
A l'automne 1925, d'autres parents vinrent demander que leurs filles soient admises comme
"pensionnaires" en sorte que le nombre alla en augmentant jusqu'en juin 1932 (date de la
fermeture).
Parmi les premières élèves en musique, il y eut Mlle Annonciade Valade, préparée pour prendre
la charge "d'organiste" à l'église. Elle fut remplacée, plus tard, par Mme Rollande Leduc,
qui elle-même, avait pris des leçons de piano avec S. Agnès des Anges (arrivée à Sarsfield
dès octobre 1925).
( extraits de la rédaction faite par S. St-Joseph)
Voici quelques "souvenirs" Y Nous espérons qu'ils sauront vous intéresser. Si vous avez
des souvenirs plus récents à nous remémorer, nous serions heureuses de les connaître.
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